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Moi

Whiskylover qui donne ses notes et raconte des anecdotes avec une l'aide de collaborateurs foodies. I'm no expert, but fanatic! I write my tasting notes and tell anecdotes. J'ai la chance de goûter à des trucs exceptionnels. Telle une éponge, j'absorbe les infos et les connaissances liées au whisky que je partage. With collaborators and a foodie's twist.

NDLR : I’m Canadian so my blog is sometimes in French, sometimes in English | Étant canadienne, mon blog est parfois en anglais, parfois en français. Je suis Miss D.r.a.m comme dans : "Je vais boire un dram de whisky." (Un petite quantité, techniquement moins qu'un verre). | I’m Miss D.r.a.m., like in : "I'm having a dram of whisky." (a small quantity, less than a glass).

22 avr. 2013

I drink to Boston

This week, I want to write about #boston and the terrible events at the Boston Marathon. It got me thinking about this city and how much I love going there.  I'm a big fan of Boston. I go there twice a year. It's like going to the cottage. Plus, I'm a runner. So, the whole story has a special meaning to me. But, today it's not about weeping. It's about supporting the people of Boston. It's about telling them that I will visit again and again. I'm not surprised about Bostonian's reaction. It’s good to see them strong and looking ahead. I'll drink to that ...with a Whiskey!

As you know by now, Minou is a big fan of American whiskey, especially rare out-of-the-ordinary type of whiskey. Last time I went, I brought back a bottle of white whisky from the Bully Boy Distillers. I love their logo, super slick. I'll visit next time for sure.  They also have vodka and rum. The white whiskey I brought back is in fact Moonshine. For those who don't know what a Moonshine is, here is a crash course. Moonshine is the illegal "spirit" people produced during prohibition. Moonshine because they usually manufactured it at night, by the moonlight (how romantic). Also because its crystal clear. It has not been aged. Today, distilleries sell high quality moonshine, like Will and Dave Willis of the Bully Boy Distillers. Though, I have to say, not all moonshines are good. In fact, some taste like crap and are really disgusting, but it’s just me. Unfortunately, I don't have the tasting notes for the Bully Boy's White Whiskey and honestly, I don't know if I will ever have a mini from Minou. He might just drink it all in two days. 

There is another interesting micro-distillery in Massachusetts: The Triple Eight Distillery. The marketing girl in me would like to say how ugly the website is, but the whiskey is way better. Praised by many. Well, for the one who actually did taste it because like Minou says, it’s the St-Graal. Everything about this whiskey is intriguing. First, hard to find. Second, its made on a tiny island call Nantucket on the other side of Cape Cod Bay and the water they use seems to be “special”. They make rum and vodka as well. Always, in small batches. Our search for the Notch Whiskey is still going on. A rare single malt, aged five years. Again, no tasting notes, but like Bon Jovi once said: we Keep the Faith. 

Sláinte Boston !

14 avr. 2013

Old Fashion, bouffe et whisky

Hier, j'ai participé à un événement vraiment très cool : le FoodCamp Québec. Un rassemblement de crinqués de cuisine qui sont là pour apprendre, partager et manger dans la bonne humeur. Il y avait des Chefs qui présentaient des trucs pétés au max. J'ai twitté (@elilessard) quelques lignes pendant l'événement parce que c'est assez axé médias sociaux. Je vais le redire : mon seul point à améliorer: Il manquait de whisky ! Il y a eu un petit atelier avec des cocktails à base de Pineau, mais je veux dire plus dans le genre faire des mets à base de whisky. On fait ça à l'occasion au Club C'est un art en soit, mais il y a des chefs qui travaillent quand même beaucoup avec l'alcool. Faudrait voir ça l'an prochain. 

Pendant cet atelier avec le Pineau des Charentes, ils (les dudes qui présentaient) ont utilisé le Pineau plutôt que le whisky pour faire un Old Fashion. J'ai presque fait une crise cardiaque. Je suis puriste. Que voulez-vous. J'étais sur le point de me lever et de crier au scandale, mais j'ai été inspiré pour le billet d'aujourd'hui. 


Mes tastings notes de cette semaines sont des Bourbons, alcool à l'origine du Old Fashion. Minou va être fier de moi. C'est une vraie gidoune à bourbon. Remarquez qu'il faut finir avec le Parker's. Ça tue les bobos dans la bouche, mais parfait pour un Old Fashion.
 



Russell Reserve 10YO, 45% : On sent une fleur au départ, mais qui trouve l'équilibre par la suite. C'est parfait. On voit aussi une vanille en bouche dès le début et le miel , mais avec le fruit saupoudré de muscade et de cannelle vers la fin. 86

Parkers Heritage 10YO Wheated Bourbon, 63.9%: Une note de café tout frais moulu, un expresso tout chaud. Au goût, on perçoit un caramel brulé ou du coconut brûlé. J'ai l'impression de manger un dessert simple et honnête. Chocolat, écorces d'orange et v'lan la noisette et vanille. 88


Wild Turkey Rare Breed, 54,2%: Je sens du piquant, du chili broyé au nez dans un mélange de framboise, mais au goût j'ai l'impression que quelque chose de plus rough et on injecte un maximum de céréales. Une vanille agréable cependant, mélasse même. C'est superbe, mais sans festoyer. 85



7 avr. 2013

Des prix ri-di-cu-les !!

Mon dernier voyage à Boston m'a à nouveau fait réaliser à quel point les québécois se font baiser en payant leur whisky à des prix exhorbitants. J'ai fait une petite statistique avec les bouteilles que je possède chez moi et 96% de celles-ci ont été acheté hors province parce que ça m'écoeure trop de payer mes whiskies (souvent) le double en SAQ. Mes endroits fétiches pour mes achats : le New Hampshire, le Massachusetts, l'Ontario...et le Duty Free ! Je vous encourage à magasiner un peu, surfer les inventaires des différents liquor store et de considérer les taxes... Si vous achetez aux États-Unis, ça peut même valoir le coût de déclarer votre 4e bouteille en extra - la moins chère. Bien-sûr, il a les "ambassadeurs" qui sont forts pratiques pour le reste du monde. Maintenant, j'essaie de faire des bons achats avec des trucs plus rares ou des trucs vraiment moins cher. La bouteille du commun des mortel, je la trouverai toujours au bar du coin. 

Pour ce billet, voici l'exemple de whiskies que j'ai payé pas mal moins cher... Et je ne parle pas des produits qu'on ne trouve pas DU TOUT en SAQ. Ça, ça pue en maudit. 

Lagavulin 16YO, 43% 
70$ NH, SAQ 107$ : Une jolie tourbe au nez, accentué d’une jolie fumée à la vanille. Rien d’agressant du tout. Le goût est animé de tourbe, coloré mais aussi tellement délicat. Une finesse incroyable. Un peu de poivre, de salin et chocolat (au lait) à la toute fin vient éveillé les sens jusqu’au bout des orteils. Une fin qui est d’ailleurs longue et sensuelle. Un excellent whisky. Beaucoup beaucoup dans mes cordes. 96

Laphroaig 18YO, 48%
75$ NH, 158$ SAQ:  Nectarine. Au nez plus vieillot. gout fumé mais plus plus sale... Méga tourbe évidemment mais sans abus. Genre bad boy. Juste assez. J'aime l'ensemble parce qu'il y a une vanille assez subtile, assez crème caramel, meringue brulée. Super chaud. Very smooth. A la hauteur de Laphroaig. Aftertaste est tellement délicat, amande. Subjuguée. 92



Aberlour 16YO, Dbl Cask Matured, 43%
52$ NH, 93$ SAQ : Définitivement, un bel équilibre au nez. Moins sec, plus gras, plus enrobant que le Arberlour 10yo ou 12yo. La mandarine et au centre, je perçois sirop d'érable - très printanier, avec petits fruits bien-entendu. Une fois reposé, le caramel est évident faisant la place au crème soda. Une finale assez longue. 89


24 mars 2013

Aux 3 coins de l'Écosse

La prochaine dégustation au Club sera consacrée à Morrison Bowmore Distillers. Pour l'occasion, voici des tasting notes de whiskies de 3 de ses distilleries : Bowmore, Auchtentoshan et Glen Garioch (la quatrième est McClelland's qui ramasse toutes les régions d'Ecosse en différentes expressions). C'est peut-être le même groupe, mais on est physiquement loin de l'autre, donc qui dit régions différentes, dit goûts différents. Le Bowmore est un scotch de l'Isle de Islay, donc on parle de peat, des influences marines. C'est la tourbe et c'est sécurisant. Les rookies qui commencent à déguster le scotch ne sont pas tous fervents. C'est comme les sushis, au début c'est le p'tit goût de ça m'revient pas, mais plus on bois plus on aime. C'est un goût qui se développe. Auchentoshan n'est pas une distillerie allemande....svp. C'est dans les Lowlands et fait intéressant, les whiskies sont distillés 3 fois. Plus légers, ils sont super accessibles et ils offrent une belle gamme. Finalement, Glen Garioch - faudrait que je parle de Glen un de ces billets - C'est dans les Highlands, plus costaud comme whisky, mais accessible aussi. On reste dans une zone de confort. 

J'ai prit des notes un peu au hasard parce que - sans me péter les bretelles - j'ai gouté à plusieurs expressions provenant de ces distilleries. De gros scores...


Bowmore 17 YO, 43%. Cette belle tourbe vient naturellement au nez, mais aussi un cacao intense. Le genre de chocolat noir à 87%.  En bouche, c’est un peu sec. Ca tombe plutôt carré, mais c’est fumé à souhait et mon chocolat revient au galop. Un aftertaste aussi qui donne l’impression de thym séché (plutôt que frais), genre tabac. Les années viennent jouer un rôle important parce je perçois une belle maturité. Les arômes sont présents, mais étant donné que c’est un Bowmore classique, « safe », le comment il enrobe la bouche, fait de ce whisky quelque chose de délicieux. 91




Auchentoshan 1998 Sherry Cask Matured, btl 2010, 52,4% : Une belle odeur de fruit regorgé de jus de cerise mais il y a quand même une touche de miel de trèfle au nez. En bouche, j’aurai cru un truc plus rock & roll, mais l’équilibre est bonne et la fin a son propre rythme, pas super long. Au début, c’est miel, voir peut-être un plus orange, vanillé, puis on s’en va vers un chocolat amer. Tac tac tac. 88

Glen Garioch 1797 Founder's Reserve : Au nez, j'ai un souvenir d'agrumes, plus près de l'orange que du citron. Dans le goût, je perçois le café latté. De type gâteau Opéra laissé sur le comptoir. Je le sens tout de suite parce que je n'aime pas le café et ses dérivés. Mais ce n'est pas une odeur authentique. Elle est fabriquée, perceptible encore sur la finale, avec de la vanille. On sent une touche de noix - chaude, piquante. Comme un fudge aux piments. J'ai ajouté 1 goutte d'eau, petite pause et bonsoir l'arôme du caramel ! Puis, passez votre langue sur vos dents. La crème caramel y est. Plus aux noisettes. L'ensemble m'a surprise. 88

18 mars 2013

Blind Tastings


Ahhhh blind tastings...so much joy. You can't have favourites and you can't give extra points because of a name. When I started writing tastings notes and the Naughty Three (Minou, Drew and Pat), gave me samples to taste without knowing what it was, was I ever conservative in my comments. Plus, I didn't know my regions yet so I couldn't really tell at least if it was a blend from Scotland or single malt from Japan. Sometimes, it does taste like shit and it's well deserved. Sometimes, it’s the super hot product of the moment, but you don't taste it. Disappointment. It happened to me once with Arran. My goodness. I cried for two freaking days. But then, it was it. I kept my note because what I tasted was real and it was my first impression.

So Drew gave me this four samples to taste a couple of weeks ago. I had to taste them one after another, unilaterally. This mean, they were from the same shop, four different expressions. (Minou hates it when I say “expressions” or “products”, he thinks these words are used in the sex industry only). I was not blown away. I hadn't taste anything from this distillery before because I had unfavorable bias.  For me it was only for cocktails.  Here are the tasting notes for four Johnnie Walker labels:

Except the first one, to my nose, they smell pretty much the same. Same color too, almost.

Black Label: Blend...Pretty nice at the beginning. The balance is ok and the final much better. There is a weird taste and I’m a little destabilized. And bran flakes? Definitively a more sulphuric drink. Smoky leather and honey. Vanilla comes at the end to save the lot. I’m generous : 82

Red Label: It’s Ok at the beginning even though I taste fibres. I can also taste coffee or very dark chocolate. Soapy with sweet herbs.  The more I get to the final, the less I enjoy. Save by the vanilla again ! 84

Gold Label Reserve : This is something else. More character and attitude, but still find the grains. I like the little peak at the top of the palate. More fruity, closer to citrus, orange pulp and I find some sort of burned granola bar with custard. I like. 85

Blue Label: Different ! Soft, round, fat and silky at the beginning.  In between the tip of the tongue and the rest, we have spices. The aftertaste is very present with wood and ginger and even little fruits. I like it, I think... 88


 

11 mars 2013

Ô Canada !

Bon, le lien est facile avec mon billet précédent, but why not. This my god damn Blog after all ! Alors, les whiskies canadiens...qui peuvent aussi s'écrire avec un E. Une autre race à part parce que c'est beaucoup de grains, spécifiquement le seigle (rye) ou presque... Alberta Premium est la seule distillerie à produire des whiskies 100% Rye. Faut aussi avoir des couilles, mais le résultat est impressionnant. Le whisky canadien est fait aussi de maïs, d'orge, de blé. Il faut un minimum d'âge de 3 ans pour avoir l'appellation. Voici des notes de 3 produits assez différents les uns des autres, mais du même pays. C'est ça le lien. 

Alberta Premium Black Horse, 45%: j'ai laissé le whisky sans surveillance quelques instants et je trouve que ça sent le sirop l'érable. Je suis un peu sur mes gardes parce que j’ai tellement mis la barre haute avec l'excellent AP 30YO. Ça gâche un peu mon plaisir, mais au goût le seigle est super présent évidemment - assez herbal, botte de foin. Sec. Ce n'est pas ma tasse de thé, mais je ne suis pas déçue. On a quand même cette douce vanille et la custarde du chêne. Le sirop d'érable ou le caramel vient adoucir le tout également. En finale, assez longue, les épices du rye viennent offrir un satané bel effet. 85


Canadian Club 30YO : La petite boîte avec le satin à l'intérieur, c'est ben swell. Un nez assez piquant, voir même poivré. Au goût, on aime ce beau caramel sensuel, agrémenté de prunes et de dattes. je goûte aussi une fibre et un sucre à glacer. Le lait évaporé mélangé au chocolat amer. Tout demeure assez léger, très bon. On garde cependant du caractère provenant du brûlé et du poivre, mais c'est un bon CC. Safe. Je n'irais pas à le mettre dans un cola mettons. 89


Wiser Legacy, 45% : Du rye au nez sur des arômes de petits fruits. Tel un whisky canadien, il présente ces notes d'épices solidement dès le début: gingembre ou cannelle. Il y a de la place pour la pomme caramel. Very nice. Je suis plutôt étonnée parce que j'avais une mauvaise opinion préconçue. C'est très surprenant comme équilibre. Le miel et la petite écorce viennent donner une belle richesse puis en finale, la céréale offre toujours cette belle balance épicée. Lovely ! 88



  

7 mars 2013

Born in the USA

À la dégustation du Club mardi soir, il y a eu un tas de céréales en vedette. Minou est allé faire un tour au Nevada et il ramené des trucs qui sortent de l'ordinaire. Le whiskey américain est un art en soi. C'est une bestiole à part. Une fois que la mouche vous pique, vous êtes empreint d'un amour pour le breuvage. J'aime bien le whiskey américain et c'est vrai que les micro-distilleries là-bas ont des couilles. Ça ose produire plein d'affaires bizarres. Les notes de ce billet portent justement sur le Corsair, un Bourye et le St.George Single Malt Whiskey: 100% malt, en fût de bourbon, puis fût de chêne français, puis en fût de porto. Vlam ! 

J'aimerais préciser que j'ai goûté à ces breuvages dans un hôtel de Sept-Iles, que je nommerai pas, et heureusement que j'avais ça pour me donner un peu de rayon de soleil dans cet endroit plutôt brun. Je voudrais également dire pour ma défense que j'ai bu dans des verres de carton-plastique (sur la photo on voit des minis - concept des minis). 



St.George Single Malt Whiskey, 40% : Une odeur différente au départ. C’est assez frais. Voir même un peu menthol ou lysterine. Goût qui étonne. L’effet du parfum revient en aftertaste. J’aime ça les rappels. Ça reste quelque chose d’assez particulier. Figue ou datte. Carton ou liège aussi. Probablement la succession des fûts qui rend le tout si éclaté. 83



Corsair Artisan, Triple Smoke, Batch 66, 40%  : Petit whiskey sale…Faut pas trop s’en faire avec la couleur parce que ce n’est pas la pureté de l’eau de source des Alpes... MAIS…hiiiiiiiiiiiiiiiii... bonsoir l'orge. Le Malt crotté, mais fumé bien entendu . Donc, l'orge très présent et le goût est très bien. Ils ont fait un peu compliqué avec leur 3 sortes d'orges fumées de façon différentes et c'est ce qui rend un peu la dégustation complexe.  Confus. Finale douce et agréable. Je dirais qu’il manque une épice subtile, mais c’est délicieux. 86


Highwest Whiskey, Son of Bourye, 46% : Bourye, pour bourbon 5 ans et rye 3 ans. Lets Rock! Voilà du whiskey avec un E. Sans aucun doute. Plein de belle vanille comme un Maywest sans chocolat et avec plus de punch disons salade de fruits extra cerises. La finale est plus chardonnay , un petit pétillant agréable. Pas mauvais, mais pas extra. Personnellement, le rye faut vraiment qu'il soit bien équilibré comme certain whisky canadien, sinon.... ca risque de faire patate. 81